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Les chiffres du groupe Bouygues en 2008 et les perspectives

Le groupe de BTP a présenté ses résultat, hier mercredi 4 mars, et affiche des résultats en hausse par rapport à 2007 de 11% mais les perspectives de commande dans la construction ne devraient pas lui nuire énormément avec les grands travaux d’infrastructure promis par le plan de relance.

Dans cette période de crise c’est l’activité traditionnelle qui soutiendra encore le groupe bien que la téléphonie mobile dégage un excellent cash flow.

Pour le moment les chiffres du groupe sont plutôt flatteurs, Bouygues a réalisé 32,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008 (+11%), dégagé un bénéfice net de 1,5 milliard d’euros (+9%). La filiale Bouygues Télécom a vu son chiffre d’affaires atteindre 5,089 milliards d’euros (+6%), avec un bénéfice net de 534 millions d’euros (+9%).

Si le cours de l’action a progressé ce matin à l’ouverture, il faut rappeler que la valorisation boursière a été divisée par 2 à 25 milliard d’euros.

Si les valorisations sont toutes en baisse en ce moment, TF1 pèse beaucoup dans cette baisse et les perspectives de la Bouygues Telecom devrait donner à réfléchir car cette filiale est très contributrice de cash mais comme nous l’avons détaillé dans notre dossier (ici) le long terme est menaçant.

Martin Bouygues ne se cache pas de sa volonté de tout faire pour empêcher l’arrivée d’un nouvel entrant dans la téléphonie mobile et son dernier crédo c’est la multiplication des antennes relais. Un argument qu’il faudra étayer pour en faire un frein à l’attribution d’une nouvelle licence et surtout qui pourrait se retourner contre lui car cela pourrait pousser les autorités à imposer une mutualisation des antennes…

Concernant la Bbox, Martin Bouygues reconnaît avoir séduit quelques dizaines de clients, soit un taux de conversion ridiculement faible de ses abonnés au mobile de près de 10 millions.

Un passage rapide sur la télévision sur mobile pour laquelle Martin Bouygues est septique, élément que je partage largement avec lui. Je pense qu’il n’ y a pas de modèle viable économiquement et surtout que les acteurs (chaînes de télé, opérateurs télécom ou éditeurs de contenus) ont tous des intérêts divergents.

Sur TF1 le patron du groupe éponyme a précisé qu’il ne vendrait jamais la chaîne TF1 à laquelle il était « très attaché pour des raisons sentimentales ». Soyons précis, aujourd’hui je doute qu’il y ait un acheteur d’une chaîne de flux dont les perspectives sont déclinantes sans une stratégie offensive multi supports comme nous l’avons précisé dans cet article ici

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