
Alors que la compétition fait rage chez les industriels partagés entre les technologies Wimax et LTE (Long Terme Evolution), c’est peut être le marché américain qui sera la clé du débat.
Le LTE est encore au stade de pré-test et ne devrait pas arriver sur le marché avant 3 ans, de manière opérationnelle, alors que les produits autour du Wimax commencent à être disponibles.
Après les investissements considérables de plus de 3 milliards de dollars de Google, Intel, Comcast et Time Warner dans Sprint/Nextel, c’est au tour des industriels d’annoncer la disponibilité de produits grands publics.

Lenovo, Asus, Acer, Nokia et Toshiba annoncent que le Wimax sera intégré dans leurs PC portables dès 2009. Intel a en effet annoncé des composants mixtes Wifi/Wimax. Le prochain HTC HD devrait également être disponible sous Wimax et Androïd.

De quoi donner un accélérateur à cette technologie d’autant qu’Apple aurait également décidé de l’incorporer dans ses portables Macbooks (Apple et Korea Telecom pour le Wimax dans les MacBooks) et même dans les prochaines versions de l’iPhone.
Le déploiement du réseau de Clearwire, issu de Sprint/Nextel et Clearwire Inc, dans laquelle ont investis les géants des médias et de l’internet, est déjà bien avancé et la co-entreprise a déjà annoncé qu’elle couvrait les régions de Chicago, Baltimore, Washington DC, Dallas, Boston et Philadelphie.
Si le combat n’est pas gagné, car il faut maintenant convaincre les consommateurs, l’écosystème semble en bonne voie.

Ce n’est pas sans poser un problème aux opérateurs mobiles leaders que sont ATT, Verizon et T Mobile qui ne possèdent pas de licence Wimax.
Un cas d’école que l’on retrouve en France où les opérateurs mobiles ont délaissés cette technologie au profit des évolutions de la 3G actuelle.
Les licences Wimax sont maintenant dans les mains de deux grands acteurs : Free, qui possède la seule licence nationale et Bolloré qui a racheté toutes les licences en vente et qui couvre presque toute la France.
Reste que ces deux trublions n’ont pas de licence mobile et doivent se contenter de la nomadicité, c’est-à-dire sans conservation automatique de la communication en cas de changement de cellule (Hand Over).
D’où l’importance de l’attribution de la 4ème licence que cherche à pousser l’Arcep malgré les freins des politiques.
L’arrivée d’un 4ème opérateur mobile doté d’une licence Wimax pourrait remettre en cause l’équilibre très lucratif des 3 opérateurs actuels en faisant considérablement baisser les prix. Xavier Niel, le fondateur de Free, a déjà annoncé qu’il s’engageait à faire faire près de 1000 euros d’économie par an à un ménage avec 4 abonnements.
En ces temps de récession, ce serait une bonne nouvelle pour les consommateurs.
Le problème c’est que les 3 opérateurs mobiles actuels déploient un lobbying intense pour éviter cela. Il faut donc leur proposer une contre partie.
Pourquoi pas l’autorisation de déployer du Wimax à partir de leur licence 4G actuelle ? Après tout 3G ou 4G ce n’est pas une question de technologie mais de débit.

Du tout IP en mobile on en rêve depuis longtemps.
Encore une fois c’est l’écosystème qui va décider si le Wimax peut l’emporter sur le LTE mais le fait que de plus en plus de fabricants d’électronique grand public emboitent le pas à Samsung et se préparent à intégrer le Wimax dans des équipements (caméras vidéos, APN, téléphones, laptops etc…) va sérieusement pousser le marché.
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