Qu’en dire si ce n’est répéter que j’ai l’impression que nos hommes politiques vivent sur une autre planète où les consommateurs sont virtuels.
Après le couplet sur l’indispensable adaptation du droit sur l’audiovisuel en fonction des NTIC et le fait que cela soit complexe on droit à un moment de poésie.
Vous connaissez cette démonstration ? Tout ce qui est rare est cher. Un bon cheval à bon marché est rare. Donc un bon cheval à bon marché est cher.
Nous avons eu le droit à la même : l’adaptation de l’audiovisuel doit intégrer 3 enjeux : démocratique, culturel et industriel. Jusqu’ici on est d’accord même s’il pourrait y en avoir plus notamment en terme de qualité de service, de concurrence etc, mais bon.
La suite se gâte. Pour Emmanuel Hamelin la démocratie passe par l’extension de la TNT (c’est plutôt restrictif comme démocratie), le culturel passe par la TVHD et la TV sur mobile (sic) et l’industriel par des règles de protection permettant de conforter les producteurs. En prélevant une taxe de plus (la taxe COSIP) histoire de défavoriser un peu plus les entrepreneurs français.
Bref comment faire du vent avec des mots qui portent mais concrètement j’attends toujours de savoir comment notre pays va pouvoir sauvegarder son exception culturelle si nous sommes submergé par des contenus anglophones délivrés par Internet. Que l’on ne viennent pas me parler de DRM, de test des adresses IP etc.. Tout cela ne fonctionne pas. On marche vraiment sur la tête.
Imaginons notre administration à l’époque de l’invention de la voiture. Quelles usines à gaz aurait elle inventé pour protéger les éleveurs de chevaux, les relais de poste et les maréchaux ferrants en taxer lourdement les industriels de l’automobile ? Pareil avec l’invention du métier à tisser. Pour mémoire Jacques Chirac proposait en 93 de taxer les ordinateurs, le lendemain du discours de Bille Clinton sur les autoroutes de l’information. Ce n’est certes pas agréable de voir son métier évoluer profondément ou disparaître mais il faut parfois penser au plus grand nombre. J’ai déjà utilisé cette comparaison mais devait-on interdire les appareils photos numérique pour protéger la filière argentique








