BSkyB avait déjà annoncé son intention de se développer dans les services Internet et le rachat d’AOL UK semble aller dans ce sens. La complémentarité avec un diffuseur satellite semblait peu évidente. Le nouveau site de BSkyB devrait développer des fonctionnalités d’hébergement de contenus générés par les utilisateurs, de recherches, d’édition vidéo et de gestion de publicités. En théorie ce site serait concurrent de YouTube et c’est bien le paradoxe de cet accord.
BSkyB compte également développer des services de click to call semblables à ceux de Skype. Il semble que le modèle économique d’Accoona qui c’est spécialisé dans la génération de leads commerciaux fasse des envieux (voir l’interview du responsable Europe d’Accoona).
En fait il semblerait que ce soit la stratégie de Google de développer ce type de partenariat avec des acteurs médias et que BSkyB ne soit que le premier d’une longue liste. Murdoch a simplement voulu être le premier afin de prendre de l’avance quitte à s’associer avec un concurrent (et client sur MySpace) sur d’autres domaines d’activités.
Nous verrons peut être bientôt sur WAT de TF1 des services motorisés par Google. Si ces services ont l’avantage d’être rapidement déplorables ils permettent à Google de mettre le pied dans la place. Lorsque l’on sait que le géant de Mountain view vide la position de palce de marché publicitaire voire de méta régie, cela peut faire réfléchir les responsables de régies pub des grands médias. Ce que peut faire News Corp du fait de sa taille et de sa puissance n’est pas forcément à la portée d’autres médias. Plus que jamais la taille critique devient un facteur prépondérant dans cette industrie.
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