Les autres plateformes d’échanges... C’est quoi FriendFeed ? Il s’agit d’un site web qui permet d’agréger et centraliser les informations provenant des différents sites web sur lesquels vous pouvez contribuez et partager des informations (à commencer par des photos, des flux RSS, des vidéos, 60 différents services au total). L’autre partie intéressante du service est qu’il est possible de faire des commentaires sur les éléments, et de continuer des discussions suites à des phrases postées sur Twitter par exemple (Twitter est une plate-forme de micro-blogging, où l’on poste des phrases de 140 caractères maximum). Pour l’anecdote FriendFeed a été créé par des ex-Google.
Débat entre deux "influenceurs" de la Silicon Valley... Pour résumer l’échange entre ces deux stars de la Silicon Valley, Michael Arrington reprochait (amicalement) à Robert Scoble de passer trop de temps à converser avec ses contacts sur Friendfeed au lieu d’écrire des posts (on ne dit pas articles je crois, il s’agit d’un blogger). Robert Scoble est connecté et suivi par 45.000 personnes sur Twitter pour donner quelques chiffres. Et il a environ 23.000 souscripteurs sur FriendFeed.
Quel est l’objectif ? La question que l’on se pose souvent au sujet des plateformes de réseaux sociaux : à quoi ça sert ? Addiction ? Recherche d’influence ou d’affluence ? Problématique sous-jacente de monétisation ? Ce que l’on appelle le Web 2 point 0, c’est à dire la possibilité désormais offerte aux Internautes de communiquer entre eux a créé une véritable révolution dans le domaine de la communication et des médias. Le point soulevé par Arrington souligne bien le problème majeur de ce nouveau type de prise de parole : à trop chercher l’audience on en vient à mélanger contribution d’idées et influence. Et c’est là où les problèmes commencent.
Quelle valeur de contenu ? Pour exercer le métier de journaliste, il y a un cursus, des diplômes, une éthique. A l’opposé, avec un peu de connaissances techniques mais simples en informatique et une bonne connexion Internet, tout le monde aujourd’hui peut désormais s’exprimer sur la Toile. Mais cela ne garantit pas la valeur de contenu. Il y a une recherche d’audience dans les deux positions. Le retard pris par le journalisme dans sa digitalisation, est compensé peu à peu, de plus en plus de journaliste qui se lancent dans l’utilisation d’Internet comme média. La prise de parole des bloggers a plus d’expérience et de maturité aux USA, qui a de toute façon une plus grande audience. Twitter, et maintenant FriendFeed sont des moyens de simplifier ou d’enrichir la conversation aujourd’hui possible sur le web, sans toutefois garantir la valeur ajoutée, malgré tout le respect dû aux grands gourous du web de la Silicon Valley. Robert Scoble paye le prix d’environ 7 heures par jour à lire et interagir sur ces supports de nouvelle génération. 7 jour sur 7.
Quelle issue ? Un métier nouveau est en train d’émerger : tout le monde ne pourra passer autant de temps sans avoir la contrepartie financière. Et bientôt il faudra aller chercher l’argent non plus auprès des marques en phase d’apprentissage de ce genre de pratique (comme c’est le cas en France) mais auprès de l’audience de masse. Et on reviendra au métier de base, par mutation, le journalisme, car on ne s’improvise pas contributeur.









