Pour mémoire, Twitter est la startup la plus en vue du moment, avec une audience déjà mondiale, totalement gratuite donc sans Business Model, et qui fait de plus en plus parler d’elle dans les médias (a moins de passer pour un has been du Web2.0), qui permet de communiquer via Internet avec son réseau d’amis (ou de suiveurs, ca dépend comment on voit les choses), en moins de 140 caractères par messages.
L’affaire ? Un gros travail d’investigation (de lectures) de documents internes a la société Twitter transmis par des pirates a TechCrunch, qui essaye avec plutôt de la réussite de faire la pluie et le beau temps sur l’écosystème fragile de la startup en Silicon Valley... et au delà ! Crée en 2005 par Michael Arrington, 39 ans, qui a dans son parcours la revente d’une de ses startups, pour 32 Millions de Dollars, est l’exemple parfait de ce qu’est un blogueur (quelqu’un qui publie ce qui lui plait et qui dit ce qui l’enchante, avec plus ou moins de pertinence et beaucoup de culot) sur un blog (une nouvelle forme populaire de média pourrait on dire).
Le point intéressant n’est pas de parler de la décision de Michael Arrington d’annoncer publiquement avoir reçu des informations d’ordres privées qui ont été dérobées (cela peut s’apparenter a de la complicité) et, encore plus fort, d’en publier certains (là on appelle cela du recel...). On est aux États-Unis, cela se règle dans les Tribunaux, et c’est une décision qui appartient a l’entrepreneur qu’est Michael Arrington d’engager sa réputation et sa responsabilité vis a vis de son entreprise.

C’est l’opposition entre le journalisme à la papa et ses règles déontologiques, qui éveille, la soi-disant, fin des médias de la grande époque, et de l’autre cote entre la fantastique bulle populaires des blogs, qui permet a toute personne de prendre la parole, d’échanger, de vilipender, de se faire rémunérer pour cela (du moins essayer) qui est intéressante a souligner.
Imaginer une histoire d’investigation de journalisme politique, d’enquête dans le domaine de l’espionnage industriel, a l’époque du Web2.0, c’est comparer le film "Les 3 jours du Condor" avec Robert Redford avec un documentaire sur les dessins de la Grotte de Lascaux.
Non, je ne crois par que le meilleur lien entre le journalisme et le blog, c’est Voici ou Closer. Les petits Chinois ou Nord Coréens rêvent de pouvoir eux aussi un jour témoigner, contacter qui ils veulent, pourquoi pas monter un Business, créer une nouvelle forme de recherche journalistique.
Je conseille de voir un documentaire sur la Birmanie dans cet ordre d’idée sorti il y a quelques mois (je ne suis pas journaliste, trouvez le vous même sur Internet...)... Je crois que les Blogs vont continuer a se développer, et se noyer dans la masse, se mélanger (dans certains cas comme on dit en France ca nous fera un peu des vacances, tellement le métier de la High Tech par exemple peut donner dans le froufrou par moments...).
Non, je ne crois pas non plus que le journalisme et les médias traditionnels vont disparaitre. Un petit retour dans l’Histoire nous convaincra vite du contraire. Certaines affaires demandent un peu trop de sérieux pour qu’on les repère, qu’on les démêlent et qu’on en tire la substantifique moelle, foi de Michel.
Comme on dit aux États-Unis, "My 2 cents, time will tell" (que l’on peut traduire par le temps, c’est de l’argent alors arrêtons les bêtises... et je reste poli).










