Le système judiciaire américain dispose d’un mécanisme spécial qui devrait permettre à la Major d’obtenir gain de cause. Il lui suffit de démontrer que la mise en ligne de ces épisodes nuit à son activité et qu’elle n’a pas pu avoir les coordonnées par ses propres moyens.
La difficulté viendra du fait que les épisodes incriminés ont été effacés du site de partage ainsi que le compte au pseudonyme « ECOtotal ».
YouTube a déjà été confronté à ce problème avec la Paramount qui avait détecté une copie du film Twin Towers.
Il s’agit d’un phénomène très difficile à contrer et il est vraisemblable que malgré la vigilance des Majors et le développement de DRM, ce soit une tendance inéluctable.
L’économie de cette industrie devra s’adapter comme celle de la musique à l’invasion de l’Internet dans son modèle économique. Les revenus ne seront certainement plus amortissables avec une chronologie des médias parfaitement contrôlée mais sur une durée de temps très courte et sur toute la planète.
Cela a évidemment un impact considérable sur la production, car il faudra penser le modèle sur de plus larges bassins géographiques avec de la diffusion simultanée. Il est d’ailleurs curieux que les Majors US soient les plus virulentes sur ce sujet alors qu’elles sont les mieux placées pour affronter la concurrence. Il sera très difficile aux productions locales (françaises par exemple) de concevoir des contenus à vocation internationale. Or, sans chronologie des médias, l’amortissement sera plus dur surtout si l’audience des grandes chaînes s’émiette avec la montée en puissance des chaînes thématiques et de l’Internet.
FoxAtomic, l’autre filiale de New Corp a déjà pris le virage en positionnant cette marque sur l’accès aux contenus audiovisuels sur Internet.
Certains producteurs comme Clickstar ont eux annoncé la sortie simultanée de films en salles et sur Internet.
Comme l’économie de la musique, qui devra s’appuyer des événements live comme les concerts, l’économie de l’image devra compter sur le temps réel à l’échelle de la planète.
Que dire de la taxe COSIP visant à imposer les FAI pour stimuler la production française et pour laquelle Free vient de publier un communiqué de presse ? Il semble que nos dirigeants n’aient pas pris la mesure de l’Internet et qu’ils soient par contre très sensibles aux lobbies de l’industrie des contenus.
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