A mon sens, 3 éléments deviennent un poids pour la marque : la santé de son fondateur, les rumeurs associées et sa succession qui semble mal préparée. Au delà du pouvoir d’attraction et du capital de sympathie de Steve Job, cette absence de management affecte négativement la valorisation de l’entreprise. Le cours de l’action a d’ailleurs perdu5,8% à l’annonce de l’absence de Jobs lors de MacWorld.
La mauvaise santé de Steve Job est préoccupante pour la marque. J’espère le contraire pour le bonhomme. Pour la première fois depuis 10 ans, il ne lancera pas MacWord qui a démarré le 5 janvier. Philip Schiller Senior Vice President of Worldwide Product Marketing, Apple, tiendra le keynote aujourd’hui.
Ce remplacement a conduit Steve Jobs à publier hier un communiqué. Il y annonce un dysfonctionnement hormonal.

Letter from Apple CEO Steve Jobs
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As many of you know, I have been losing weight throughout 2008. The reason has been a mystery to me and my doctors. A few weeks ago, I decided that getting to the root cause of this and reversing it needed to become my #1 priority.
Fortunately, after further testing, my doctors think they have found the cause—a hormone imbalance that has been “robbing” me of the proteins my body needs to be healthy. Sophisticated blood tests have confirmed this diagnosis.
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La gestion des rumeurs associées a sa santé est un second handicap.
En tant que grand communicant, Steve Job ne peut pas ignorer la force dévastatrice de la rumeur. Or les démentis successifs n’y mettront pas un terme. L’adage “pas de fumée sans feu” s’applique. La meilleure façon d’adresser les rumeurs serait d’annoncer le plan de succession en cas de départ, soudain ou programmé, du CEO.
Mais là aussi la marque semble tergiverser. La succession de Steve Job à son poste de CEO ne semble pas préparée comme de nombreux analystes le soulignent ici, làet là.
Le pire pour une entreprise sanctionnée par le marché serait de se comporter comme l’a fait la France avec Mitterand et le secret qui a entouré sa longue agonie. Van Baker, vice-président chez Gartner, interprète le retrait de Jobs de MacWorld comme le fait qu’il prenne de la distance.
Ce serait alors la meilleure nouvelle pour la marque dans la mesure où elle signalerait une prise de conscience et une mise en action du retrait inéluctable, et regretté certainement, de son emblématique et talentueux patron.
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