Internet est génial à bien des égards, et pour rien au monde je ne travaillerais dans un autre secteur. Toutefois, je ne suis pas si passionné au point de ne pas remarquer quelques-uns de ses défauts.
Par exemple, c’est un univers fortement masculin. On a un peu l’impression d’être toujours en Maths Sup :(
Pourtant, depuis quelques mois, des collectifs de femmes se signalent et cela commence à prendre une ampleur surprenante. Ce sont les Girls In Web , Girls In Tech , The Next Women , Cyber Elles , Girl Power 3.0 , Womoz , et j’en oublie.
Tout cela est apparu sur mon radar depuis peu donc. Via Twitter ou Facebook, je voyais des messages passer, de nouveaux fans grossir des pages Facebook, etc. Je me alors mis en veille, par curiosité et intérêt.
C’est alors qu’a circulé la nouvelle qu’il y aurait le 29 juin à La Cantine (la mecque des Webeux) une grande soirée de rassemblement de tous ces mouvements : La nuit des Tech Women . Et le nombre de femmes qui annonçaient leur participation croissait chaque jour au point d’atteindre presque 200.
Comment dire ? Une soirée Web avec autant de dames à laquelle les hommes étaient conviés gratuitement, c’est ce qui ne se pouvait décliner : les boîtes de la capitale étaient battues à plate couture !
Blague à part, je m’y suis donc rendu, sur l’invitation d’une des co-fondatrices de Girlz In Web, Sophie Januel (par ailleurs rédactrice YouVox).
Et bien, malgré la pesante chaleur, c’était très sympathique. Les discussions se nouaient et se dénouaient le plus naturellement. Un buffet japonais était gracieusement proposé, ce qui ne gâte rien.
C’était surtout instructif. Je ne parle pas seulement de la présentation des différents réseaux (que je n’ai pas trop suivie) mais surtout des conversations. Ainsi ai-je pris conscience que la discrimination liée au sexe est une chose bien réelle dans le milieu du Web aussi, et que les femmes sont confrontées au triste dilemme suivant : accepter, et dont perpétuer cette injustice, ou bien protester et courir alors le risque de se marginaliser professionnellement. Honte à messieurs !
Je suis resté assez tard et La cantine se vidait peu à peu quand une journaliste nous proposa, à quelques femmes et à moi, de participer à une mini-émission impromptue sur les lieux mêmes. Nous acceptâmes sans hésiter, et c’était là aussi amusant, enjoué et intéressant. Il paraît que cela pourrait passer sur Direct 8 : ouvrons l’oeil !
Enfin, pour les plus courageux (dont j’étais), la soirée s’est terminée en terrasse d’un café des grands boulevards et, tandis que les voitures roulaient vite, et que les passants défilaient, j’aprenais sur l’écran géant du lieu que l’Espagne avait battu le Portugal à la coupe du monde de football. Pas mal mesdames de m’avoir fait oublier qu’il y avait match !
En conclusion, j’ai senti qu’il y avait là un mouvement et une énergie remarquables, prometteurs. Je ne doute pas, si l’écueil de la fragmentation des initiatives est évité, que cela pourrait avoir un impact significatif.









