
DoubleClick est valorisé environ 2 milliards de dollars ce qui ne le met pas à la portée de tous les acteurs Internet. Il est donc logique que les grands du secteur soient sur les rangs. Ce qui est plus surprenant, c’est qu’ils soient tous intéressés et qu’une surenchère soit bien partie.
L’entreprise appartient depuis 2005 à une firme de private equity qui ne se préoccupera pas des aspects stratégiques, mais se focalisera sur le prix de cession.
Pourquoi DoubleClick ?
En fait, cette entreprise est la seule à pouvoir contrer Google sur la publicité en ligne et les autres le savent bien. Celui qui s’emparera de DoubleClick pourra concurrencer efficacement le moteur californien.
Nous avons deux types de stratégies. D’une part, celle de Google qui veut acheter une entreprise pour éviter que les autres ne mettent la main dessus. D’autre part, celles tous ses concurrents qui rêvent de s’emparer de la technologie Dart et de bénificier des relations privilégiées qu’entretient DoubleClick avec le secteur publicitaire. Cela va être une belle bataille en perspective.
Microsoft est dans une situation délicate, car s’il parvient à racheter DoubleClick il sera en position de force auprès des agences de communication. Dans le cas inverse, il sera en position difficile avec les clients de DoubleClick, notamment AOL, qui sont les concurrents de son portail MSN. AOL est d’ailleurs considéré comme un acheteur potentiel avec lequel il y aurait le moins de perte de valeur.
Quoiqu’il en soit, l’intérêt ne va pas retomber car DoubleClick se targue de posséder une gigantesque base de données sur les internautes du monde entier. Selon son PDG, Tim Vanderhook, l’entreprise possède une base de cookies sur tout le monde et partout.
Articles en relation :
Yahoo n’a pas dit son dernier mot !
Quigo révolutionne la publicité en ligne
Google pourrait racheter Adscape, spécialiste de la publicité dans les jeux vidéo
Microsoft lance une offensive d’envergure dans la publicité en ligne








