
Steve Ballmer a jeté l’éponge et le géant de Seattle a annoncé qu’il renonçait au rachat de Yahoo. Jusqu’au bout Microsoft a essayé de convaincre Yerry Yang, le directeur général et co-fondateur de Yahoo, d’accepter son offre.
L’éditeur de Seattle a été jusqu’à relever son offre à 33 dollars par action alors que Yahoo en voulait 37. Cette proposition augmentait de 5 milliards de dollars l’offre de rachat. Steve Ballmer avait annoncé dans la semaine passé qu’il jugeait cette demande irréaliste et qu’il n’augmenterait pas son offre.
Sans surprise le titre de Yahoo a plongé en bourse de presque 20% à l’ouverture. Une bonne manière de démontrer aux actionnaires de Yahoo qu’une offre à 33 dollars c’est mieux qu’à 24. Une pression également considérable pour Jerry Yang qui va devoir expliquer au marché qu’il peut accroître la valeur du titre.
Et si Microsoft revenait dans quelques jours ?
Comme nous l’avons souligné plusieurs fois dans YouVox Tech, aucun acteur n’est en mesure de racheter Yahoo à part Microsoft et Google. News Corp aimerait certainement de même de Time Warner ou Disney mais ils n’en ont pas les moyens seuls.
Google ne peut pas faire d’offre sur le portail californien sous peine d’être dans une situation de monopole ce que lui interdiraient les autorités américaine et européenne.
Microsoft joue donc seul dans la course et il peut très bien revenir dans quelques semaine avec une offre à 33 dollars en ayant démontré que lui seul est capable de rétribuer les actionnaires à ce montant et que ce n’est pas l’équipe en place qui pourra faire remonter la valeur.
Tout n’est donc pas jouer car Microsoft ne peut pas se passer d’une grosse acquisition pour rattraper les parts de marché de Google. Ce n’est pas seulement le marché de la publicité en ligne que vise le géant de Seattle mais bien les alternatives futures des systèmes d’exploitation et des applications embarqués. Aujourd’hui Microsoft réalise son chiffre d’affaire avec des logiciels vendus à l’acte. Si les performances des réseaux augmente, dans quelques années nos données et applications seront en ligne. Plus besoin alors des outils Microsoft et qui mieux que Google ou Yahoo qui trustent une grande partie du trafic mondial seront à même de proposer des services hébergés ?
A ce niveau de transversalité personne. Dans les pays les FAI mais comme ni Google, ni Microsoft ne vont racheter des opérateurs, il est vital pour Microsoft de se positionner sur ce terrain. Comme l’éditeur de va pas se transformer en groupe de contenus ni concurrencer Orange, il lui reste les portails et le marché de moteurs. Cela tombe bien, Yahoo est sur les deux créneaux.
Il lui faut donc mettre la main sur Yahoo et je parie qu’avant l’été une nouvelle offre sera lancée. Une OPA lorsque le titre est à 24 dollars c’est plus de marge que lorsqu’il est à 29.
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