Bien qu’ayant des faibles marges liées à un prix de vente réduit et des performances limitées artificiellement par Microsoft qui impose des composants de faibles capacités sur ces appareils, les mini portables sont le segment de l’informatique mobile qui cartonne le plus en 2009.
Mais au delà d’une niche intéressante, ce n’est certainement pas la motivation principale qui pousse Nokia à tenter de pénétrer ce nouveau segment pour lui.
Le premier fabricant mondial de téléphones cellulaires est en effet dans une situation délicate à moyen terme à cause de la convergence entre la téléphonie mobile et les mini laptops.
C’est Apple, comme bien souvent, qui a initié la tendance mais c’est Androïd qui risque de bousculer le premier, la frontière entre les mobiles et les mini laptops.
L’internet mobile est le catalyseur de cette convergence, et les acteurs déjà positionnés sur les deux activités comme Samsung, LG, Toshiba ou Sony sont mieux lotis que les autres.
C’est la même raison qui pousse Asus à revenir plus largement dans le mobile et Dell et HP à se repositionner sur un segment qu’ils avaient abandonné depuis plusieurs années.
Maintenant, entre poroposer quelques chose sur le marché et capter une partie de celui-ci, il y a une marche que va devoir gravir Nokia. Car si le finlandais et le premier constructeur de mobile, en nombre d’unités vendues, il est largement distancé dans les smartphones haut de gamme par Apple mais également par Samsung, LG ou RIM.

Nokia va se confronter en tant qu’outsider à des groupes asiatiques intégrés comme Samsung ou LG qui possèdent tous les deux des parts de marchés significatives dans les deux industries et une parfaite maitrise des canaux de distribution.
Si les mini portables sont souvent commercialisés par des opérateurs mobiles auprès desquels Nokia est déjà référencé, ce n’est pas le cas dans d’autres canaux de l’informatique grand public.
Ensuite au delà de la marque Nokia, concevoir de zéro, des mini portables capables de concurrencer des acteurs installés de longues date à des tarifs compétitifs ne va pas être simples.
Nokia devra également affronter un souci de taille dans la rupture d’usage entre les systèmes d’exploitation Windows et Symbian. C’est ce qui va favoriser les constructeurs sous Androïd ou Windows mobile qui pouront se targuer de proposer à leur client une interface "unique" depuis le mobile d’entrée de gamme jusqu’au laptop en passant par le smatphone très évolué.
Nokia ne pourra pas s’aligner sur cet avantage concurrentiel important d’autant que chaque constructeur y va de sa surcouche logicielle qui personalise encore plus leurs gammes de produits. Les prochains mini portables seront certainement garnis de TouchFlo2 chez HTC, TouchWiz chez Samsung etc...
Inutile de préciser que l’expérience de navigation de Symbian sera de faible utilité avec Windows...

Comme je l’avais déjà écrit dans YouVox Tech, Nokia est donc à un tournant de sa "carrière" et il devra faire un choix cornélien entre conserver Symbian et perdre des parts de marché progressivement ou adopter Androïd et Windows Mobile mais se retrouver en confrontation directe avec des acteurs asiatiques intégrés capable de produire des matériels moins chers que lui.
La récente adoption d’Androïd par Motorola devrait lui donner un signal mais le refus d’ATT de distribuer le terminal de l’américain au motif d’écrans dépassés peut refroidir ses ardeurs.
Nous suivront attentivement le démarrage de la commercialisation du mini portable finlandais Booklet 3G qui sera construit par une société basée à Espoo, en Finlande et utilisera le microprocesseur Atom, conçu par Intel.
L’autonomie de la batterie du Booklet 3G est annoncé de 12 heures. L’appareil pèsera 1,25 kg et offrira évidemment une connectivité sans-fil 3G.
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