


Tarik Krim (à gauche) et Freddy Mini
Coup sur coup nous avons appris le remplacement des PDG de Netvibes et de Webvag. Tarik Krim et Franck Poisson, stars de l’internet et pionnier du web 2.0 se voient contraint de laisser leur place à des remplaçants sous pression chargé de monétiser les audiences et la popularité de ces sites. C’est le numéro deux de Netvibes, Feddy Mini qui reprend les rennes alors chez Webvag c’est un nouvel arrivant, Stephane Labrunie, qui rejoint la startup qui en profite pour lever de nouveaux capitaux.
C’est la cas également de Daily Motion où la rumeur d’un remplacement de Benjamin Bejbaum s’amplifie.
Le vrai problème est donc pour ces entreprises de transformer leurs grandes audiences en recettes à la hauteur de leur succès.

Nous avions déjà évoqué cette inadéquation entre les succès d’entreprises comme YouTube et leurs pertes. En 2008, YouTube devrait générer 200 millions de dollars de recettes mais paye environ 80 millions de dollars par mois de bande passante. Sans compter les coûts d’exploitation des fermes d’hébergement des services.
On imagine aisément les coûts d’exploitation de Daily Motion et dans une moindre mesure celle de Netvibes.
On découvre donc d’une manière brutale mais pas très étonnante qu’il ne suffit pas de faire de l’audience sur internet mais qu’il faut surtout avoir un modèle économique viable et surtout des coûts de production de d’acquisition de l’audience à la hauteur de revenus attendus.
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