A l’instar de la musique, la radio, la vidéo ou la télévision, l’industrie cinématographique est exposée à un processus de numérisation de ses contenus.
Sur les autres médias, un tel mouvement a pour conséquence une amélioration de la qualité délivrée (télévision haute définition ou radio numérique), une augmentation de l’offre de contenus (télévision numérique terrestre), une démultiplication des canaux de diffusion (la radio peut désormais être écoutée sur PC, TV, MP3 ou téléphone mobile au même titre que la télévision est elle-même disponible sur PC ou GSM), et la création de services innovants qui permettent une écoute à la demande (audio et vidéo podcasts, vidéo à la demande). Le numérique introduit indéniablement une révolution sur des marchés jusque-là très établis.
L’industrie cinématographique a déjà connu un véritable changement technique et culturel avec l’arrivée du numérique dans la postproduction. Sur le plan économique, celle-ci a permis aux producteurs de réaliser des gains de productivité considérables. Sur le plan artistique, elle a offert aux réalisateurs des possibilités créatives illimitées grâce à des effets spéciaux, qui permettent de figer sur pellicule n’importe quel univers imaginaire.
Le cinéma est confronté 25 ans après à la dernière étape de son processus de numérisation : la transformation des copies et des écrans, c’est-à-dire la numérisation de sa distribution. Celle-ci constitue-t-elle une avancée d’égale ampleur aux autres médias qui viendrait modifier durablement l’industrie du cinéma ?







