Friendfeed, c’est l’équivalent d’un Twitter en plus malin, et une version pauvre de Facebook, c’est à dire sans toutes les options de contenus (images et vidéos), de messageries.
Friendfeed est une application gratuite (une de plus), lancée par, notamment, un ex de Google, qui permet d’agréger ses différents flux sociaux : Twitter, blogs, Flickr, Youtube.
En bref, plus de 50 sites de réseaux sociaux réunis, un flux ressemblant a Twitter... et à Facebook nouvelle version, avec la possibilité de dire qu’on aime l’évènement publié et ajouter des commentaires, entamer des discussions ...
Friendfeed, c’est aussi un site web en quête de recherche d’audience, sur le modèle de tant de startups de la Silicon Valley.
Certains m’ont dit dans la Valley que Friendfeed est une version Geek de Facebook et qu’il n’y a pas tant de monde a bord (vraiment pas évident de trouver des chiffres).
En terme d’usage, c’est un site dynamique (le flux de contenus arrive en cascade grâce à un choix technologique malin, la possibilité de créer des Groupes, si on souhaite passer sa vie derrière un ordinateur, parce qu’après Twitter, Facebook, il ne reste plus beaucoup de temps pour travailler...
C’est amusant de noter que cette opération, qui n’est pas d’envergure, mais la Silicon Valley est une grosse caisse de résonance, arrive alors qu’il y a depuis quelques semaines un réveil des demandes de souscriptions. De plus en plus de nouveaux utilisateurs s’inscrivent sur les flux pour être spectateur de ce que vous avez publié, en France comme aux Etats Unis ...
L’opération Friendfeed, c’est surtout un moyen de valoriser un projet qui n’a pas été généré un seul centime de revenus (l’effet "Silicon Magic"), mais bon il y a quand même 2 années de travail dedans...
Le rachat de Frienfeed est par contre une belle opération de recrutement pour Facebook, qui a bien besoin de talents pour faire face a ses propres enjeux futurs : la fameuse problématique innovation/monétisation). Il y a, semble-t-il, une belle équipe chez Friendfeed : 12 personnes qui vont désormais travailler pour Facebook. La technologie de la plateforme Friendfeed n’étant pas si
"disruptive", en bon Français totalement innovante, il y a malgré tout un intérêt réel pour Facebook.
Il ne faut néanmoins pas prendre ce rachat comme un nouvel acte dans un, supposé, combat entre Twitter et Facebook comme j’ai pu le lire. Facebook rencontre une toute autre problématique que celle d’affronter Twitter : la poursuite de sa croissance d’audience, de sa courbe d’usage... et sa monétisation. Ça suffit bien comme cela aux équipes de Palo Alto. Les deux plateformes ont des usages complémentaires, il ne s’agit pas de se piquer des utilisateurs en se faisant un concurrence frontale !
Enfin, l’opération FB/FF, c’est également l’occasion de focaliser cette magique Silicon Valley un peu trop tentée par les démons de la valorisation et non de l’innovation... La suite au prochain épisode... Le rachat de Twitter ? Ou un accès payant à Facebook, allez savoir...
Collector : mon flux Friendfeed, dépêchez vous d’y aller, ça risque de fermer bientôt http://friendfeed.com/philjeudy









