
TomTom, le spécialiste européen de termanaux GPS souhaite lever 430 millions d’euros pour réduire son endettement à travers un placement et une augmentation de capital.
L’information a été dévoilée par le WSJ et le directeur général de Tom Tom, Harold Goddijn, a confirmé que l’entreprise avait conclu un accord avec plusieurs investisseurs dont Janivo Holding, actionnaire historique de Tele Atlas, sur un placement de 71 millions d’euros.
Deux investisseurs de ce pool devraient participer à une augmentation de capital laquelle Goddijn et trois autres fondateurs de l’entreprise participeront pour environ 170 millions.
Le reste sera souscrit par un consortium bancaire réunissant Royal Bank of Scotland, Rabobank, ING, Goldman Sachs et Deutsche Bank.
C’est qu’il y a urgence car l’endettement net du groupe atteint plus de 1,16 milliard d’euros. C’est le résultat d’une politique d’acquisition et notamment de Tele Atlas pour 2,9 milliards face à Garmin.

C’est tout le marché des navigateurs dédiés qui va devoir se remettre en cause avec la montée en puissance des smatphones multimédias qui embarquent des logiciels, certes plus simples, mais suffisants la plupart du temps. Navigon et Tom Tom ont d’ailleurs réagi en annonçant une version de leurs logiciels pour iPhone.
Dans un premier temps, les fabricants pourront compter sur les accords avec des constructeurs automobiles qui embarquent leurs solutions comme Renault avec Tom Tom mais les constructeurs finiront bien par faire évoluer leurs options si les consommateurs se tournent vers des solutions logicielles sur mobile.
La difficulté est de passer d’une activité de fabricant de terminaux à un éditeur de logiciel… D’autant que sur le marché des smatphones les applications ne sont pas vendues chères et cela va dégrader sérieusement les revenus de ces fabricants spécialisés.

Navigon propose même une version « lite » de son application payante. Le risque majeur c’est que les utilisateurs se satisfassent de cette version dégradée.
La convergence des technologies et des services risque bien de laisser sur le coté tout un pan d’une activité de l’électronique grand public qui avait pourtant été très porteuse depuis presque dix ans








