Suite au buzz sur Twitter lié à l’article sur TVnomics relatif aux pertes d’exploitation des acteurs français de la vidéo (Brainsonic seule start-up vidéo française qui gagne de l’argent !), j’ai pris contact avec Kewego et Olivier Heckmann m’a confirmé "que Kewego est cash flow postif sur l’ensemble du 1er semestre 2009 et significativement rentable au titre du 1er semestre 2009 auniveau de l’EBITDA, EBIT et du Résultat Net".
Les prévisions de CA permettent de dire que l’entreprise sera rentable sur toute l’année 2009.
Cela n’empêche pas que le secteur n’est pas un long fleuve tranquille et qu’il y aura certainement des disparition et des rachats.
L’arrivée plus que probable de BrightCove qui a levé 90 millions de dollars et envisage de se développer en France devrait relancer la polémique sur un secteur qui peine à dégager une véritable rentabilité.
La clé de cette industrie passe par la valorisation de l’audience vidéo et d’une véritable mesure de cette audience reconnue par les annonceurs.
La vidéo coute chère à produire, coute à diffuser et à stocker, est mal indexée par les moteurs et rapporte peu.
Une équation qu’il va falloir modifier si l’on veut que ce type de contenu décolle réellement sur le net.
Il convient néanmoins de préciser que l’on ne peut comparer les acteurs B to B comme Brainsonic, Kewego ou BrightCove à des acteurs comme YouTube ou DailyMotion qui sont des plateformes de partage.
Ce dernier segment est plus difficile à rentabiliser du fait des volumes considérable très couteux en stockage et en bande passante. Rappelons que YouTube héberge 20 h de vidéo supplémentaire chaque minute.
Les pertes de la filiale de Google sont estimées à plus de 400 millions de dollars par an malgré les propos du PDG du groupe qui annonce l’équilibre prochainement.
Les acteurs B to B sont néanmoins dépendants de la santé de leurs clients et la part de clients médias traditionnels qui cherchent le graal avec la vidéo, risque de déchanter rapidement face aux difficulté de leur cœur de métier. Mais là on s’égare.
En conclusion réjouissons nous que ce secteur, au moins la partie B to B , commence à trouver son équilibre.









