Il s’agit d’un croisement entre Monopoly et eBay. Le site permet aux internautes d’acheter n’importe quelle propriété à travers le monde virtuel de Weblo... mais avec de l’argent réel. Les membres ont la possibilité d’acheter des noms de domaine, des villes et même des États américains. Chaque membre peut même obtenir l’identité virtuelle d’une célébrité, comme Tom Cruise ou Paris Hilton, dont il est l’unique propriétaire dans le monde Weblo. Si un internaute achète, par exemple, Central Park à New York, il peut créer ensuite une page Web avec de la publicité qui lui permettra de générer un revenu. Plus les pages Web sont consultées, plus les internautes reçoivent des redevances selon le principe du partage des revenus. Weblo a conclu des partenariats publicitaires avec Google et Yahoo. Plusieurs internautes ont montré un intérêt pour la Californie , malgré son prix de vente de départ de 50 000$.

Il faut dire que les propriétaires de villes et d’États reçoivent des redevances de tous les internautes qui achètent une propriété sur leur territoire. Ca motive ! Même sur Internet on paye des taxes…
Il existe plusieurs formules depuis l’abonnement gratuit rétro cédant 10% des revenus générés, jusqu’à l’abonnement V.I.P., à 269$US l’année, rétro cédant 50%. Entre les deux formules, il y a des abonnements bronze, argent et or qui donnent droit respectivement à 20, 30 et 40% des profits.
Approche originale mais lucrative
Weblo ne compte, pour le moment que 2 400 abonnés, mais que ce nombre est en constante croissance et le dirigeants espèrent atteindre 100 à 120 millions de visiteurs uniques par mois.
La société a été financée par différents investisseurs dont un ancien président du conseil de MySpace.
Le modèle a l’air séduisant et il faudra suivre attentivement ce type d’initiative afin de voir si le modèle économique peut être répliqué ou si le fait d’initier le marché est un avantage concurrentiel qui limite l’arrivée de nouveaux entrants. La barrière économique étant faible, c’est le marketing qui peut faire la différence et les accords publicitaires avec les grands acteurs du net comme Google ou Yahoo. Le risque c’est que ces deux géants se lancent eux aussi dans cette activité avec la crédibilité et la gestion de revenus intégrée. Si je dois acheter une résidence virtuelle sur un site de ‘Monopoly » du net, la différence de confiance sur la pérennité entre Weblo et Yahoo fera la différence. Surtout si Yahoo garanti un revenu minimum car il gère la pub en direct alors que Weblo doit sous traiter cette activité. Il est aussi possible que des « mondes » virtuels plus complets se développent et intègrent cette fonction.
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